Décroissance soutenable ou croissance durable : un faux choix

par Antoine Buéno | 4 Sep 2022 | Nos experts dans les médias, Progrès, Ressources

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Points clés

  • La théorie : décroissance soutenable et croissance durable reposent chacune sur un découplage à démontrer.
  • Le réalisme : aucun pays ne veut réduire volontairement son économie.
  • Le monde ouvert : un pays ne peut pas décroître seul sans tomber dans l’autarcie.
  • La redistribution : les richesses du monde, partagées, ne suffiraient pas à compenser une économie plus petite.

📉 La décroissance est-elle une option ?

Dans Le Point, Antoine Buéno, membre du comité d’experts d’APALA, compare la « décroissance soutenable » et la « croissance durable ».

🔎 Sa thèse
En théorie, les deux reposent sur un découplage encore à démontrer. En pratique, seule la croissance durable est réalisable : la décroissance n’a ni soutien, ni coordination mondiale possible, ni assez de richesse à redistribuer.

🧭 Trois arguments
1. Aucun pays n’est prêt à réduire volontairement sa production et sa consommation.
2. Un pays qui décroîtrait seul perdrait ses importations et ses investissements, jusqu’à l’autarcie.
3. En 2018, partager toutes les richesses privées du monde aurait donné 42 266 dollars à chacun : produire moins en redistribuant plus est impossible.

💬 Pourquoi on le partage
APALA partage cette analyse : la transition passe par une croissance qui réduit son empreinte. Ce texte pose une question concrète : comment mettre en œuvre la décroissance ?

👉 Notre résumé structuré et le lien vers l’article original :

La décroissance est-elle une option ? 📉

Dans Le Point, Antoine Buéno, membre de notre comité d’experts, juge la décroissance impossible à mettre en œuvre : personne n’en veut, on ne décroît pas seul, et le gâteau à partager est trop petit.

Notre résumé en trois arguments, avec le lien vers l’article original 👇

La décroissance est-elle une option ? 📉

Antoine Buéno, membre du comité d’experts d’APALA, répond dans Le Point.

Ses trois arguments :
1️⃣ Aucun pays n’en veut
2️⃣ On ne décroît pas seul
3️⃣ Le gâteau à partager est trop petit

Résumé complet et lien vers l’article : lien en bio.

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par Antoine Buéno, Le Point, 4 septembre 2022

« Décroissance soutenable » ou « croissance durable » ? En théorie, les deux reposent sur un découplage encore à démontrer. En pratique, seule la seconde est réalisable : une politique de décroissance n’a ni soutien, ni coordination mondiale possible, ni assez de richesse à redistribuer.

En bref

  • La décroissance est devenue incontournable dans le débat écologique, mais ses théoriciens, de Georgescu-Roegen à Latouche, ne disent pas comment la mettre en œuvre ni quel serait son impact.
  • Sur le plan écologique, elle a un avantage évident : quand l’activité baisse, les atteintes à l’environnement baissent aussi. Sur le plan économique, la croissance a démontré sa capacité à élever le niveau de vie.
  • Chaque camp suppose un découplage : entre PIB et empreinte environnementale pour l’un, entre activité économique et niveau de vie pour l’autre. Le premier commence à s’observer dans les pays les plus avancés ; le second reste une chimère.

Les trois arguments de l’article

1. Le réalisme

Personne n’en veut

Aucun pays n’est prêt à réduire volontairement sa production et sa consommation, alors que, pour avoir un effet écologique, la décroissance devrait commencer tout de suite.

2. Le monde ouvert

On ne décroît pas seul

Un pays qui décroîtrait isolément ne pourrait plus financer ses importations ni attirer d’investissements : il serait condamné à l’autarcie et au délitement de son économie.

3. La redistribution

Un gâteau trop petit

En 2018, partager toutes les richesses privées du monde aurait donné 42 266 dollars à chacun des 7,5 milliards d’humains, moins de 32 000 dollars à 10 milliards. Produire moins tout en redistribuant plus est impossible.

« La décroissance est d’autant moins envisageable socialement que la croissance durable est possible. »Antoine Buéno, Le Point, 4 septembre 2022

Pourquoi ce débat nous intéresse

La décroissance est l’un des projets les plus discutés du débat public sur l’écologie. APALA partage l’analyse d’Antoine Buéno : la transition passe par une croissance qui réduit son empreinte, pas par une réduction de l’économie que personne ne souhaite et qui appauvrirait d’abord les plus fragiles. Ce texte a le mérite de poser la question concrète que les partisans de la décroissance laissent souvent de côté : comment la mettre en œuvre ?

Questions pour le débat

  1. Le découplage entre croissance et émissions peut-il devenir assez rapide pour le climat ?
  2. Une politique de décroissance peut-elle être autre chose qu’une récession organisée ?
  3. La redistribution des richesses peut-elle compenser une économie plus petite ?

Pour aller plus loin sur apala.fr

Résumé rédigé par Claude, une intelligence artificielle, pour APALA, à partir de l’article publié dans Le Point le 4 septembre 2022. Les positions exprimées sont celles de l’auteur. Une erreur ? Écrivez-nous.

Lire l’article sur Le Point ↗

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