par Thomas Lepeltier, Le Point, 1er octobre 2025
La « sobriété systémique » défendue par l’ingénieur Philippe Bihouix repose sur une lecture trop pessimiste des ressources et de la technologie. Renoncer dès maintenant à l’abondance, soutient l’article, risquerait de provoquer les maux qu’elle veut éviter.
En bref
- Dans L’Insoutenable Abondance (Gallimard, 2025), Philippe Bihouix, connu pour L’Âge des low tech (2014), appelle à sortir du « mythe du salut technologique » et à organiser une sobriété choisie.
- Thomas Lepeltier y voit un malthusianisme renouvelé : on ne prédit plus la pénurie, on annonce que la dépasser sera destructeur.
- Sa réponse : plus d’innovation, d’intelligence et d’esprit d’entreprise, plutôt qu’un repli sur la simplicité. L’abondance serait la condition de la soutenabilité, pas son ennemie.
Les trois arguments de l’article
Ce qui compte, c’est l’accès, pas le stock
Les stocks de matières sont finis, mais l’histoire montre que l’innovation rend de nombreuses ressources plus accessibles au fil du temps. La limite tiendrait moins à la nature qu’à notre ingéniosité, et à la croyance qu’elle est infranchissable.
La complexité n’est pas une impasse
La technologie a permis de produire plus avec moins de matière, d’énergie et de temps. Réserver le « high-tech » à quelques usages jugés indispensables, comme la médecine, freinerait sa diffusion, qui dépend justement de sa production à grande échelle.
Une frugalité qui n’est pas universelle
La croissance est une aspiration universelle : ceux qui manquent d’eau potable, d’électricité ou de logement attendent des infrastructures performantes. Et rien n’oblige à s’imposer la sobriété dès aujourd’hui pour des limites qui pourraient être lointaines.
« La recherche d’abondance n’est en effet pas l’ennemie de la soutenabilité : elle en est la condition. »Thomas Lepeltier, Le Point, 1er octobre 2025
Pourquoi ce débat nous intéresse
Les low-tech font partie de l’histoire d’APALA : l’association en a conçu, testé et incubé. Ce texte bouscule donc nos propres intuitions, et c’est ce qui le rend utile. Il invite à distinguer les solutions low-tech pertinentes, robustes et accessibles, d’une sobriété érigée en projet de société. Il rejoint une question que nous posons souvent : nos cadres de pensée sur les limites sont-ils aussi solides qu’ils en ont l’air ?
Questions pour le débat
- Les gains d’efficacité peuvent-ils suivre la hausse des besoins, ou faut-il aussi réduire certains usages ?
- Où placer la frontière entre une low-tech utile et un renoncement subi ?
- La sobriété peut-elle être un choix individuel sans devenir une contrainte collective ?
Pour aller plus loin sur apala.fr
Résumé rédigé par Claude, une intelligence artificielle, pour APALA, à partir de l’article publié dans Le Point le 1er octobre 2025. Les positions exprimées sont celles de l’auteur. Une erreur ? Écrivez-nous.








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