par Thomas Lepeltier, Le Point, 22 octobre 2026
On accuse souvent le capitalisme de devoir nous faire acheter toujours plus pour survivre. Cet article défend la thèse inverse : son moteur est l’épargne et l’investissement, qui permettent de produire mieux, et la consommation en est la finalité, pas le carburant.
En bref
- Pour nombre de critiques, de l’économiste Timothée Parrique à la sociologue Dominique Méda, le capitalisme a besoin de la surconsommation : si les ménages achetaient moins, toute la mécanique se gripperait.
- L’auteur rappelle que le capitalisme repose au moins autant sur l’épargne, l’accumulation du capital et l’investissement : il pousse moins à dépenser qu’à différer la consommation pour produire mieux.
- Il ne nie pas les excès : quand les prix ignorent la pollution ou les émissions, on consomme trop. Mais cela appelle des correctifs, comme intégrer les coûts environnementaux aux prix, pas la fin du système.
Les trois arguments de l’article
C’est la production qui enrichit, pas la dépense
Dès le XIXe siècle, Jean-Baptiste Say le soulignait. L’épargne finance des machines, des logiciels et des procédés qui font produire davantage avec moins d’énergie ou de matières. Une consommation plus élevée en valeur n’implique donc pas une consommation de matière proportionnelle.
Elle oriente la production sans en être le moteur
Les désirs des consommateurs décident quels investissements réussissent. Mais si tout était consommé tout de suite, rien ne resterait pour bâtir des usines, des logements ou des laboratoires. Ce sont souvent les pouvoirs publics, avec des chèques de relance ou des taux bas, qui poussent à dépenser.
Le capitalisme ne fabrique pas nos envies
Mieux manger, mieux se loger, voyager, se distinguer : ces aspirations sont bien antérieures à la publicité. Ce qui limitait la consommation, c’était la pauvreté. Le capitalisme a donné à un nombre inédit de personnes les moyens de satisfaire des désirs anciens.
« la consommation constitue bien la finalité de l’activité économique, mais non son moteur premier »Thomas Lepeltier, Le Point, 22 octobre 2026
Pourquoi ce débat nous intéresse
APALA a longtemps partagé l’idée qu’il fallait sortir de la croissance pour réduire nos impacts. Nous pensons aujourd’hui qu’il vaut mieux réduire les impacts eux-mêmes. Cet article apporte un argument économique à ce changement de cap : si le moteur du système est l’investissement qui fait produire mieux, la question devient de bien orienter cet investissement, notamment en faisant payer la pollution et les émissions à leur juste prix.
Questions pour le débat
- Une économie peut-elle croître en valeur tout en consommant moins de matières et d’énergie ?
- La publicité crée-t-elle des besoins nouveaux, ou oriente-t-elle des désirs qui existaient déjà ?
- Intégrer les coûts environnementaux dans les prix suffit-il à corriger les excès de consommation ?
Pour aller plus loin sur apala.fr
Résumé rédigé par Claude, une intelligence artificielle, pour APALA, à partir de l’article publié dans Le Point le 22 octobre 2026. Les positions exprimées sont celles de l’auteur. Une erreur ? Écrivez-nous.








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