par Thomas Lepeltier, Le Point, 18 mai 2026
Le biologiste Olivier Hamant, directeur de recherche à l’INRAE, invite à remplacer la recherche de performance par la « robustesse » du vivant. L’opposition est artificielle, répond l’article, et renoncer à l’efficacité mènerait à une économie de la pénurie.
En bref
- La thèse discutée : nous serions entrés dans un monde « fluctuant », où les systèmes optimisés deviennent fragiles ; seule la robustesse, inspirée des organismes vivants, permettrait de durer.
- Pour l’auteur, l’idée d’un passé stable est un mythe : l’histoire humaine est faite de famines, d’épidémies, de guerres et de crises, c’est-à-dire d’une suite continue de déséquilibres et d’adaptations.
- Les solutions proposées, agroécologie, réparabilité, relocalisation, circuits courts, ont leur intérêt dans certains contextes, mais ne peuvent pas fonder à elles seules le développement d’une société.
Les trois arguments de la chronique
Deux dimensions, pas deux camps
Une voiture de course doit être assez robuste pour ne pas casser au premier virage, un tout-terrain assez rapide sans trop consommer. Tout système arbitre entre efficacité, coût, sécurité et durabilité.
Le progrès est venu de l’efficacité
Spécialisation, division du travail, intensification agricole et industrielle, échanges mondiaux : ce sont ces dynamiques qui ont dégagé les surplus nécessaires pour réduire la pauvreté et allonger l’espérance de vie.
L’innovation protège des chocs
C’est en améliorant les techniques que les sociétés ont appris à faire face aux pénuries, aux maladies et aux catastrophes. Se méfier de l’optimisation et de nouvelles énergies comme la fusion affaiblirait cette capacité.
« On pourrait même dire que la robustesse n’est pas l’alternative à la performance : elle en est souvent le produit. »Thomas Lepeltier, Le Point, 18 mai 2026
Pourquoi ce débat nous intéresse
La « robustesse » s’est imposée dans le débat sur les transitions, des entreprises aux collectivités. APALA partage l’analyse de Thomas Lepeltier : la résilience des sociétés vient de leur capacité à innover et à produire efficacement, pas d’un renoncement à la performance. La critique porte ici sur une thèse publique et très présente dans les médias, qu’il est utile de discuter sur le fond.
Questions pour le débat
- Peut-on être à la fois performant et robuste, et à quelles conditions ?
- Notre époque est-elle vraiment plus instable que les précédentes ?
- Agroécologie, relocalisation, circuits courts : dans quels cas sont-ils réellement plus efficaces ?
Pour aller plus loin sur apala.fr
Résumé rédigé par Claude, une intelligence artificielle, pour APALA, à partir de l’article publié dans Le Point le 18 mai 2026. Les positions exprimées sont celles de l’auteur. Une erreur ? Écrivez-nous.








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