par Thomas Lepeltier, Causeur, 5 septembre 2025
Pour Jean-Marc Jancovici, la baisse du pétrole condamne l’économie à se contracter et la croissance verte est physiquement impossible. Les deux articles reconnaissent la valeur de son diagnostic sur l’énergie, mais contestent qu’il en découle un déclin inéluctable.
En bref
- Ce que l’auteur retient : notre civilisation repose encore massivement sur les énergies fossiles, l’énergie disponible conditionne largement notre niveau de vie, et la substitution par des sources bas-carbone est difficile.
- Ce qu’il conteste : une relation fixe entre énergie et PIB, un « pic pétrolier » annoncé depuis les années 1970 sans se produire, et l’idée que tout flux matériel serait une nuisance.
- Dans le second texte (« Sky is not the limit »), il répond à l’argument thermodynamique selon lequel la croissance verte serait impossible.
Les trois arguments des chroniques
Un découplage déjà observé
Plusieurs pays européens montrent des signes de découplage absolu entre croissance et consommation d’énergies fossiles, émissions importées comprises, grâce à l’efficacité énergétique, à la tertiarisation et aux énergies bas-carbone.
La Terre n’est pas un système clos
Le second principe de la thermodynamique vaut pour un système clos ; la Terre reçoit en continu l’énergie du Soleil. Et rien dans ce principe ne dit en combien de temps une dégradation toucherait l’humanité.
La sobriété comme horizon
Plafonner les vols en avion, se méfier de la fusion nucléaire ou de l’IA : pour l’auteur, ces positions traduisent une défiance envers l’innovation, alors que c’est l’ignorance, pas le manque de ressources, qui a freiné les sociétés.
« À force de prétendre vouloir prémunir la société contre les illusions du progrès, il l’enferme dans l’illusion inverse : celle d’un déclin inéluctable. »Thomas Lepeltier, Causeur, 5 septembre 2025
Pourquoi ce débat nous intéresse
Les thèses de Jean-Marc Jancovici structurent une grande partie du débat public sur l’énergie et le climat. APALA partage l’analyse de Thomas Lepeltier : prendre au sérieux le défi énergétique n’oblige pas à conclure au déclin, et l’innovation reste notre meilleure réponse. La discussion porte ici sur des positions publiques, défendues dans les médias, et non sur la personne.
Questions pour le débat
- Le découplage entre croissance et énergies fossiles peut-il devenir général ?
- La thermodynamique fixe-t-elle vraiment une limite à la croissance à l’échelle humaine ?
- Faut-il rationner certains usages, comme l’avion, ou miser sur leur décarbonation ?
Pour aller plus loin sur apala.fr
Résumé rédigé par Claude, une intelligence artificielle, pour APALA, à partir des deux articles publiés dans Causeur les 5 septembre 2025. Les positions exprimées sont celles de l’auteur. Une erreur ? Écrivez-nous.








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