par Antoine Buéno, L’Opinion, 31 juillet 2023
Abondant, bon marché et sans carbone, l’hydrogène présent à l’état naturel dans le sous-sol pourrait être une révolution énergétique comparable à celle du charbon et du pétrole. Pas un Graal, mais un allié inattendu de la transition.
En bref
- L’hydrogène industriel est aujourd’hui fabriqué à 95 % à partir de gaz naturel, un procédé qui émet du carbone ; produit par électrolyse, il reste un simple vecteur énergétique, avec une forte déperdition.
- L’hydrogène naturel, ou « blanc », est produit par des processus géologiques ; sa découverte remonte à un puits creusé au Mali en 1987, dont le gaz s’est révélé être de l’hydrogène presque pur.
- Des chercheurs estiment les réserves récupérables à 1 000 milliards de tonnes, et la ruée a commencé : forage dans le Nebraska, permis en Australie, sources repérées en Lorraine, dans le Cotentin et les Pyrénées.
Les trois arguments de l’article
Moins d’un dollar le kilo
L’hydrogène natif coûterait moins de 1 dollar le kilo à exploiter, contre environ 5 dollars pour l’hydrogène produit avec de l’électricité éolienne ou solaire, selon les chiffres cités par l’auteur. Il pourrait même concurrencer le gaz naturel.
Une énergie à tout faire
Carburant pour les transports lourds, chaleur, électricité, industrie lourde comme la métallurgie ou la cimenterie, engrais moins carbonés : l’hydrogène couvre presque tous les besoins, et sa combustion ne rejette que de l’eau.
Un cygne blanc, pas un Graal
Gisements inégalement concentrés, risque de fuite d’une molécule très volatile et gaz à effet de serre indirect, stockage coûteux : l’hydrogène naturel ne remplacera pas les fossiles à l’identique, mais il peut changer la donne.
« Il est surprenant qu’une telle révolution soit à ce point silencieuse. »Antoine Buéno, L’Opinion, 31 juillet 2023
Pourquoi ce débat nous intéresse
Les transitions énergétiques ne se résument pas à la sobriété : les innovations et les découvertes peuvent aussi en changer les termes. Cet article présente une piste encore peu connue du grand public, avec ses promesses et ses limites. Depuis 2023, les explorations se sont poursuivies : il faudra suivre si les estimations de réserves et de coûts se confirment.
Questions pour le débat
- Faut-il miser sur des ressources encore mal connues pour réussir la transition, ou s’en tenir à ce qui est éprouvé ?
- Comment éviter que l’hydrogène naturel ne reproduise les dégâts des énergies fossiles (fuites, effets sur le climat) ?
- La France doit-elle explorer activement ses gisements de Lorraine, du Cotentin ou des Pyrénées ?
Pour aller plus loin sur apala.fr
Résumé rédigé par Claude, une intelligence artificielle, pour APALA, à partir de l’article publié dans L’Opinion le 31 juillet 2023. Les positions exprimées sont celles de l’auteur. Une erreur ? Écrivez-nous.








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