par Thomas Lepeltier, Journal des libertés, 21 juin 2025
Faut-il réduire la production et la consommation des pays riches pour éviter la catastrophe ? L’auteur en doute : ralentir globalement priverait les générations futures des progrès à venir et rendrait nos sociétés plus vulnérables, sans régler les problèmes d’environnement.
En bref
- L’appel au ralentissement repose sur une image : une voiture qui risque de percuter un mur. L’auteur demande ce que serait ce mur, s’il est certain, et si la société n’a pas de bonnes raisons d’avancer.
- Pendant la plus grande partie de l’histoire, les sociétés ont vécu « au ralenti », c’est-à-dire dans la misère ; deux siècles d’accélération ont transformé les conditions de vie.
- Il admet qu’il faut ralentir certaines activités polluantes ou peu utiles, ce que les sociétés font depuis toujours, mais pas l’activité dans son ensemble.
Les trois arguments de l’article
Priver nos descendants des progrès futurs
Ceux qui veulent ralentir ne renoncent pas aux acquis passés : ils supposent que les avancées à venir sont inutiles. Or elles peuvent rendre les machines moins polluantes, les métiers moins pénibles, la médecine plus efficace.
Le ralentissement a aussi un coût
Moins d’activité, ce sont moins de revenus pour les citoyens et l’État, donc plus de pauvreté, moins de soins et moins d’innovation, avec un risque de spirale du déclin.
Ralentir ne règle ni les ressources ni le climat
Ralentir l’extraction d’une ressource freine aussi la recherche de substituts. Et ce sont les sociétés développées qui polluent moins, émettront moins et résisteront le mieux au réchauffement.
« Remettre en cause l’idée qu’il faudrait ralentir ne veut donc pas dire qu’il faut maintenir en l’état toutes les activités. »Thomas Lepeltier, Journal des libertés, 21 juin 2025
Pourquoi ce débat nous intéresse
Le ralentissement de la société est un thème que le think tank d’APALA a déjà exploré, notamment à travers une série de mini-conférences. Ce texte répond, arguments à l’appui, à une idée devenue très présente dans le débat sur l’écologie. Il distingue utilement deux choses souvent confondues : ralentir certaines activités, ce que toute société fait, et ralentir l’économie dans son ensemble.
Questions pour le débat
- Comment choisir les activités à ralentir sans freiner celles qui améliorent la vie ?
- Le ralentissement des pays riches réduirait-il vraiment les émissions mondiales ?
- Que devons-nous aux générations futures : des ressources préservées, ou des connaissances et des techniques ?
Pour aller plus loin sur apala.fr
Résumé rédigé par Claude, une intelligence artificielle, pour APALA, à partir de l’article publié dans le Journal des libertés le 21 juin 2025. Les positions exprimées sont celles de l’auteur. Une erreur ? Écrivez-nous.








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