Écolo et technophile : une voie médiane pour penser l’avenir

par Antoine Buéno | 5 Fév 2021 | Nos experts dans les médias, Progrès, Prospective

Le temps de lecture est de .

Points clés

  • La prospective : imaginer l’avenir sans prétendre à l’exactitude ; ses scénarios servent aussi d’alertes.
  • Le constat : deux discours extrêmes dominent, le transhumanisme et l’effondrement.
  • Le scénario probable : un monde intermédiaire, où la crise environnementale est un immense défi sans que l’effondrement soit inéluctable.
  • La conviction : on peut être écolo et technophile ; la transition ne se fera pas sans la science.

🔭 Effondrement ou transhumanisme ? Et si l’avenir le plus probable était entre les deux ?

Sur Public Sénat, Antoine Buéno, membre du comité d’experts d’APALA, présente son dictionnaire « Futur : notre avenir de A à Z » (Flammarion).

🔎 Sa thèse
La parole sur l’avenir est confisquée par deux discours extrêmes : la technologie qui réglera tout, ou la civilisation qui va s’effondrer. Le futur le plus probable se trouve entre les deux.

🧭 Trois idées
1. La prospective n’est pas une prophétie : elle éclaire, elle alerte, et elle sait qu’elle peut se tromper.
2. La crise environnementale est peut-être le plus grand défi des décennies à venir, mais l’effondrement n’est pas inéluctable.
3. On peut être écolo et technophile : il faut changer notre rapport à l’environnement, et on n’y arrivera pas sans la science.

💬 Pourquoi on le partage
Concilier transition écologique et progrès, c’est l’une des lignes de travail d’APALA : garder l’avenir ouvert et discutable.

👉 Notre résumé structuré et le lien vers l’entretien original :

Effondrement ou transhumanisme ? 🔭

Sur Public Sénat, Antoine Buéno, membre de notre comité d’experts, défend une voie médiane : prendre la crise environnementale au sérieux sans croire l’effondrement inéluctable, et compter sur la science sans attendre de miracle.

Notre résumé, avec le lien vers l’entretien original 👇

Effondrement ou transhumanisme ? 🔭

Antoine Buéno, membre du comité d’experts d’APALA, défend sur Public Sénat une voie médiane pour penser l’avenir.

Ses trois idées :
1️⃣ La prospective n’est pas une prophétie
2️⃣ L’effondrement n’est pas inéluctable
3️⃣ On peut être écolo et technophile

Résumé complet et lien vers l’entretien : lien en bio.

#APALA #thinktank #transitions #prospective #futur #effondrement #technologie #écologie #débat #PublicSénat

entretien avec Antoine Buéno, Public Sénat, 5 février 2021

La parole sur l’avenir est confisquée par deux discours extrêmes, l’effondrement et le transhumanisme. Le futur le plus probable se trouve entre les deux, estime l’auteur de Futur : notre avenir de A à Z, qui appelle à réconcilier conscience écologique et confiance dans la technologie.

En bref

  • La prospective n’est pas une prophétie : le prospectiviste sait qu’il a toutes les chances de se tromper, et ses scénarios servent souvent d’alertes pour éviter le pire.
  • Son livre, un dictionnaire de 672 pages, traite 40 notions, de l’agriculture et l’alimentation au virtuel, à la génétique et au transhumanisme.
  • Il plaide pour une prospective tournée vers l’action, dans un monde de plus en plus interdépendant et complexe.

Les trois idées de l’entretien

1. Le constat

Deux récits qui confisquent l’avenir

D’un côté, le transhumanisme promet que la technologie réglera tout, presque magiquement. De l’autre, la collapsologie annonce l’effondrement de la civilisation thermo-industrielle. Ces discours dominent, mais ne sont pas les plus crédibles.

2. Le scénario probable

Un monde intermédiaire

La crise environnementale est peut-être le plus grand défi des décennies à venir, sans que l’effondrement soit inéluctable. La technologie révolutionne nos vies, mais les grandes ruptures ne sont pas pour demain.

3. La méthode

Réconcilier écologie et technologie

Il faut revoir en profondeur notre rapport à l’environnement, mais on n’y parviendra pas sans la science. D’où l’appel à une réflexion de long terme, qui ne soit pas dictée par l’actualité.

« je pense que l’on peut être écolo et technophile »Antoine Buéno, Public Sénat, 5 février 2021

Pourquoi ce débat nous intéresse

Concilier transition écologique et progrès, c’est l’une des lignes de travail d’APALA. Cet entretien en donne une formulation claire : refuser à la fois le fatalisme de l’effondrement et l’optimisme magique, pour garder l’avenir ouvert et discutable. Il rappelle aussi ce que la prospective peut apporter au débat public : non pas prédire, mais éclairer les choix.

Questions pour le débat

  1. Peut-on être à la fois écologiste et technophile, ou faut-il choisir son camp ?
  2. Les récits extrêmes sur l’avenir aident-ils à agir, ou empêchent-ils de penser les scénarios intermédiaires ?
  3. Quelle place donner à la prospective dans les décisions publiques ?

Pour aller plus loin sur apala.fr

Résumé rédigé par Claude, une intelligence artificielle, pour APALA, à partir de l’entretien publié sur le site de Public Sénat le 5 février 2021. Les positions exprimées sont celles de la personne interrogée. Une erreur ? Écrivez-nous.

Lire l’entretien sur Public Sénat ↗

Biodiversité : un échange public avec Tatiana Giraud

Dans Causeur, Thomas Lepeltier a critiqué la façon dont Tatiana Giraud présente la biodiversité ; elle a répondu, il a répliqué. Notre résumé des trois textes : arguments, citations et questions pour le débat.

Performance ou robustesse ? La thèse d’Olivier Hamant contestée

Dans Le Point, Thomas Lepeltier conteste l’opposition entre performance et robustesse défendue par le biologiste Olivier Hamant : pour lui, la résilience des sociétés vient de l’innovation et de l’efficacité. Notre résumé en trois arguments.

Naturel ou synthétique ? Ce que l’interdiction du cuivre dit du bio

Dans Causeur, Thomas Lepeltier tire une leçon du retrait des fongicides au cuivre décidé par l’Anses : juger chaque produit à ses effets, pas à son origine naturelle ou synthétique. Notre résumé en trois arguments.

Climat : pourquoi saluer le changement de ton de Bill Gates

Dans Causeur, Thomas Lepeltier analyse le changement de ton de Bill Gates sur le climat : pas un reniement de la science, mais un rappel que pauvreté et maladies restent les plus grandes menaces. Notre résumé en trois arguments.

Sobriété : la critique de la vision de Philippe Bihouix

Dans Le Point, Thomas Lepeltier répond à Philippe Bihouix : la sobriété choisie dès aujourd’hui sous-estime notre capacité à innover, et l’abondance serait la condition de la soutenabilité. Notre résumé en trois arguments.

Mieux penser pour mieux agir

Comment mieux comprendre les enjeux de notre temps sans se perdre dans les simplismes ou le catastrophisme ?
Le cadre d’exploration réflexive propose un chemin pour situer et enrichir sa manière de penser, de l’intuition spontanée à la lucidité critique.
Il invite à explorer ses propres biais, à cultiver le doute fécond et à progresser vers une pensée plus ouverte et plus juste.

Énergie, croissance et déclin : les thèses de Jean-Marc Jancovici en débat

Dans deux chroniques de Causeur, Thomas Lepeltier discute les thèses de Jean-Marc Jancovici sur l’énergie : un diagnostic utile, mais pas de déclin inéluctable. Notre résumé en trois arguments.

Sommes-nous entrés dans une sixième extinction ? Les raisons d’en douter

Dans European Scientist, Thomas Lepeltier conteste l’idée que nous serions entrés dans une sixième grande extinction et y voit un procès de la modernité. Notre résumé en trois arguments.

Ralentir pour éviter le mur, une fausse bonne idée ?

Dans le Journal des libertés, Thomas Lepeltier conteste l’idée que nos sociétés doivent ralentir : un coût pour les générations futures, des risques, et peu d’effet sur l’environnement. Notre résumé en trois arguments.

Décroissance : les limites du projet de Timothée Parrique

Dans deux chroniques du Point, Thomas Lepeltier discute le projet de décroissance de l’économiste Timothée Parrique : pour lui, planifier la baisse de l’économie conduirait à la contrainte et à l’appauvrissement. Notre résumé en trois arguments.

0 commentaire

devenez mécène !

Soutenir APALA, c’est s’engager activement dans la transition sociétale, du débat d’idées aux projets entrepreneuriaux concrets.