par Thomas Lepeltier, L’Express, 1er juillet 2021
Produite à partir de quelques cellules, sans abattage, la viande cultivée réduirait à la fois la souffrance animale et l’empreinte de l’élevage. En la refusant par principe, le gouvernement comme une partie des écologistes entretiennent le statu quo.
En bref
- Le contexte : fin 2020, le ministre de l’Agriculture promet qu’en France la viande ne sera jamais artificielle, alors que cette innovation attire d’importants investissements à l’étranger.
- L’auteur, qui vient de publier avec David Chauvet Plaidoyer pour une viande sans animal (2021), y voit un atout pour le bien-être animal, le climat et l’autonomie alimentaire.
- Il reproche aux écologistes de défendre l’élevage extensif sans voir que, faute d’alternative, l’élevage industriel continuera de nourrir une demande croissante.
Les trois arguments de l’article
Des chiffres qui obligent à chercher autre chose
Environ 70 milliards d’animaux terrestres abattus chaque année, 14 % des émissions de gaz à effet de serre, près de 80 % des terres agricoles : ce sont les ordres de grandeur rappelés par l’auteur.
Moins de souffrance, moins d’émissions, plus de forêts
Une viande sans abattage éviterait l’essentiel de la souffrance des animaux d’élevage ; produite avec une énergie bas-carbone, elle émettrait peu, et des terres libérées pourraient redevenir des forêts.
L’élevage extensif n’est pas la solution
À production égale, l’élevage extensif occupe plus de terres. La viande cultivée vise d’abord à remplacer la viande industrielle des burgers et de la restauration rapide : s’y opposer revient, selon l’auteur, à protéger le statu quo.
« Seule une offre de produits de substitution pourrait inciter cette population à s’en détourner. »Thomas Lepeltier, article paru dans L’Express le 1er juillet 2021 (texte de l’auteur)
Pourquoi ce débat nous intéresse
APALA travaille depuis longtemps sur l’efficience de notre alimentation et sur la place de l’élevage dans les transitions. Cet article pose une question qui reste ouverte en 2026 : faut-il compter sur un changement massif des habitudes alimentaires, ou sur des innovations qui offrent la même chose sans ses inconvénients ? Il invite aussi les défenseurs de l’environnement à juger les technologies à leurs effets plutôt qu’à leur caractère « naturel ».
Questions pour le débat
- Le caractère « naturel » d’un aliment est-il un bon critère pour juger de son intérêt écologique ?
- La viande cultivée peut-elle convaincre ceux qui ne veulent pas renoncer à la viande ?
- Faut-il opposer la réduction de la consommation de viande et le développement de ses substituts ?
Pour aller plus loin sur apala.fr
Résumé rédigé par Claude, une intelligence artificielle, pour APALA, à partir de l’article publié dans L’Express le 1er juillet 2021. Les positions exprimées sont celles de l’auteur. Une erreur ? Écrivez-nous.








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