par Eddy Fougier, Le HuffPost, 12 novembre 2018
Combien serons-nous à nourrir, et combien pourrons-nous produire ? Le réchauffement climatique crée une double incertitude sur l’alimentation mondiale. Face à elle, l’article juge dangereux d’idéologiser les choix agricoles et plaide pour garder toutes les options ouvertes.
En bref
- Côté demande : les projections de l’ONU pour 2050 sont passées de 8,9 à 9,8 milliards d’habitants entre 1998 et 2017, et la fourchette pour 2100 va de 8,6 à 19,3 milliards selon les scénarios.
- Côté offre : la dégradation des terres et le changement climatique pourraient faire perdre environ 10 % des rendements mondiaux d’ici 2050, surtout là où la sous-alimentation est déjà forte.
- La crise de 2010-2011 en donne un avant-goût : mauvaises récoltes, flambée du blé, et des protestations dans 7 des 9 plus gros importateurs de blé.
Les trois arguments de l’article
Une population difficile à prévoir
Les projections démographiques dépendent surtout de la fécondité en Afrique subsaharienne. S’y ajoute l’évolution des régimes alimentaires : l’enrichissement des pays émergents augmente la consommation de protéines animales et de produits transformés.
Des rendements menacés
Le climat devrait peser sur les rendements, favoriser les nuisibles et réduire la qualité nutritive des aliments. Il pourrait aussi aggraver tensions, conflits et migrations, comme l’ont montré les sécheresses liées à la crise syrienne.
Ne pas faire une « guerre de religions »
Bio, conventionnel, agriculture de conservation ou de précision : l’auteur juge qu’on aura besoin de toutes les agricultures, et propose un « nouveau principe de précaution » qui consiste à ne pas renoncer trop tôt à des techniques qui pourraient servir.
« Il semble dangereux et même irresponsable d’idéologiser les enjeux agricoles »Eddy Fougier, Le HuffPost, 12 novembre 2018
Pourquoi ce débat nous intéresse
Nourrir dix milliards d’êtres humains sous un climat qui change est l’une des questions qui motivent nos travaux sur l’alimentation. Ce texte interroge l’idée de renoncer à l’élevage, quand APALA défend une alimentation plus végétale, notamment pour libérer des terres et réduire la souffrance animale. Reconnaissons-le : il n’est pas évident que sortir de l’élevage soit le moyen le plus rapide et le meilleur d’y parvenir. Nous le pensons, mais c’est un débat difficile, qui mérite d’être mené dans de bonnes conditions ; l’appel de l’auteur à sortir des postures et à juger chaque solution sur pièces y aide.
Questions pour le débat
- Face à l’incertitude, vaut-il mieux garder toutes les options ou réduire dès maintenant les productions les plus gourmandes en terres ?
- Une alimentation plus végétale augmente-t-elle ou réduit-elle notre capacité à nourrir le monde ?
- Comment éviter que les débats agricoles tournent à la « guerre de religions » ?
Pour aller plus loin sur apala.fr
Résumé rédigé par Claude, une intelligence artificielle, pour APALA, à partir de l’article publié sur le site du HuffPost le 12 novembre 2018. Les positions exprimées sont celles de l’auteur. Une erreur ? Écrivez-nous.








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