Crédits carbone et label climat : l’alerte sur un greenwashing discret

par Antoine Buéno | 22 Avr 2024 | Nos experts dans les médias, Climat

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Points clés

  • La décision : le 9 avril 2024, le SBTi admet les crédits carbone dans les plans de décarbonation.
  • Le principe : compenser ses émissions n’est pas les réduire.
  • La fiabilité : selon une enquête de 2023 citée par l’auteur, plus de 90 % des crédits forestiers tropicaux étaient sans effet.
  • La leçon : un label climat ne vaut que par l’indépendance de ses certificateurs.

🌳 Compenser, est-ce décarboner ?

Dans L’Opinion, Antoine Buéno, membre du comité d’experts d’APALA, revient sur une décision technique mais lourde de conséquences : le 9 avril 2024, le SBTi, label de référence pour la décarbonation des entreprises, a ouvert la porte aux crédits carbone.

🔎 Sa thèse
C’est une brèche par laquelle le greenwashing passe discrètement : compenser n’est pas réduire.

🧭 Trois arguments
1. Si les crédits carbone valident la décarbonation, les entreprises n’ont plus à transformer leur modèle.
2. Selon une enquête de janvier 2023 citée par l’auteur, plus de 90 % des crédits liés aux forêts tropicales n’avaient eu aucun effet positif sur le climat.
3. Un label climat ne vaut que par l’indépendance de ceux qui l’attribuent.

💬 Pourquoi on le partage
Mesurer les efforts réels est une condition de toute transition crédible. Réduire et compenser ne se valent pas.

👉 Notre résumé structuré et le lien vers l’article original :

Compenser, est-ce décarboner ? 🌳

Dans L’Opinion, Antoine Buéno, membre de notre comité d’experts, alerte sur la décision du SBTi d’admettre les crédits carbone dans les plans de décarbonation des entreprises : pour lui, le greenwashing passe aussi par la petite porte.

Notre résumé en trois arguments, avec le lien vers l’article original 👇

Compenser, est-ce décarboner ? 🌳

Antoine Buéno, membre du comité d’experts d’APALA, alerte dans L’Opinion sur les crédits carbone.

Ses trois arguments :
1️⃣ Compenser n’est pas réduire
2️⃣ Beaucoup de crédits sont sans effet
3️⃣ Un label doit être indépendant

Résumé complet et lien vers l’article : lien en bio.

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par Antoine Buéno, L’Opinion, 22 avril 2024

Le 9 avril 2024, le SBTi, label de référence pour la décarbonation des entreprises, a ouvert la porte aux crédits carbone. Une brèche, alerte l’article : compenser n’est pas réduire, et des crédits souvent sans effet menacent la crédibilité du label.

En bref

  • Le SBTi (Science Based Targets initiative), créé en 2015 après l’Accord de Paris par des ONG comme le CDP, le WRI ou le WWF, est devenu le label mondial de référence pour valider les stratégies climat des entreprises.
  • Un crédit carbone correspond à une tonne de CO2 évitée ou séquestrée, par exemple en plantant des arbres ; une entreprise peut l’acheter pour améliorer son bilan.
  • La décision a suscité une vive polémique : le personnel du SBTi a contesté sa gouvernance, et l’organisme a publié une mise au point peu claire.

Les trois arguments de l’article

1. Le principe

Compenser n’est pas réduire

Si les crédits carbone valident la décarbonation, les entreprises n’ont plus à transformer leur modèle : la compensation prolonge le statu quo. L’objection libérale, qui veut juger au résultat, se heurte au point suivant.

2. La fiabilité

Des crédits souvent sans effet

Une enquête publiée en janvier 2023 a montré que plus de 90 % des crédits carbone liés à la préservation des forêts tropicales n’avaient eu aucun effet positif sur le climat, selon les chiffres cités par l’auteur.

3. La gouvernance

L’indépendance des certificateurs

Le comité scientifique du SBTi n’aurait pas été consulté, et l’organisme est désormais aussi financé par des fondations d’entreprises. Un label climat ne vaut que par l’indépendance de ceux qui l’attribuent.

« Mais quelle qu’en soit l’issue, elle prouve que, sans indépendance absolue de ses censeurs, le greenwashing aura encore de belles années devant lui. »Antoine Buéno, L’Opinion, 22 avril 2024

Pourquoi ce débat nous intéresse

Mesurer les efforts réels des acteurs pour le climat est une condition de toute transition crédible. Cet article rappelle une distinction que nous faisons aussi : réduire ses émissions et les compenser ne se valent pas, surtout quand la compensation repose sur des crédits fragiles. Il invite à regarder de près les labels, et l’indépendance de ceux qui les délivrent.

Questions pour le débat

  1. Les crédits carbone peuvent-ils jouer un rôle utile, et à quelles conditions ?
  2. Comment garantir l’indépendance des organismes qui certifient les stratégies climat ?
  3. Faut-il juger une entreprise à ses émissions réduites ou à ses émissions compensées ?

Pour aller plus loin sur apala.fr

Résumé rédigé par Claude, une intelligence artificielle, pour APALA, à partir de l’article publié dans L’Opinion le 22 avril 2024. Les positions exprimées sont celles de l’auteur. Une erreur ? Écrivez-nous.

Lire l’article sur L’Opinion ↗

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