par Eddy Fougier, Le HuffPost, 22 février 2020
Entre le monde agricole et la société, la situation n’est pas désespérée : les Français font confiance à leurs agriculteurs, et ceux-ci changent leurs pratiques. La voie de sortie passe par un rapprochement où chacun prend en compte les attentes et les contraintes de l’autre.
En bref
- Une partie des militants et des médias présente les agriculteurs comme des pollueurs et des bourreaux d’animaux ; beaucoup d’agriculteurs y voient la fin de l’agriculture française.
- Mais le monde économique, les gouvernements et les institutions ont déjà validé le « moins de pesticides, moins de viande » : les agriculteurs ne peuvent pas se réfugier derrière une vision frileuse de l’agribashing.
- Des deux côtés, les choses bougent : confiance des Français, circuits courts, réduction des intrants, bien-traitance animale, flexitarisme revendiqué par l’interprofession.
Les trois arguments de l’article
Une agriculture sans agriculteurs ?
Si le monde agricole refuse de répondre aux questions des consommateurs, la pression sociale et réglementaire grandira. Et d’autres acteurs misent déjà sur la viande cultivée ou la nourriture produite en laboratoire, sans passer par l’agriculture.
Les Français soutiennent leurs agriculteurs
Enquête après enquête, une large majorité des Français fait confiance à ses agriculteurs et connaît les difficultés du métier. Pour beaucoup de consommateurs, consommer responsable, c’est d’abord assurer un revenu décent aux producteurs.
Des pratiques qui évoluent
Réduction des intrants, fermes ouvertes, magasins de producteurs, pédagogie sur les réseaux sociaux, « troisième voie » entre bio et conventionnel : l’auteur voit un monde agricole qui se rapproche des attentes de la société.
« On ne peut envisager sérieusement, d’un côté, une agriculture française sans agriculteurs et, de l’autre, une rupture totale entre les agriculteurs et le reste de la société. »Eddy Fougier, Le HuffPost, 22 février 2020
Pourquoi ce débat nous intéresse
La transition alimentaire, que défend APALA, ne se fera pas contre les agriculteurs. Ce texte le rappelle avec force : manger moins de viande et utiliser moins de pesticides sont des orientations déjà prises par les institutions et les entreprises, et la question est de savoir comment les agriculteurs y trouveront leur place. Il invite à sortir de l’opposition entre « agribashing » et défense de l’existant pour construire un rapprochement durable.
Questions pour le débat
- Comment accompagner les éleveurs vers une alimentation moins carnée sans les laisser seuls face au changement ?
- Les consommateurs sont-ils prêts à payer le prix d’un revenu décent pour les producteurs ?
- Viande cultivée et protéines produites sans agriculture : menace ou complément pour le monde agricole ?
Pour aller plus loin sur apala.fr
Résumé rédigé par Claude, une intelligence artificielle, pour APALA, à partir de l’article publié sur le site du HuffPost le 22 février 2020. Les positions exprimées sont celles de l’auteur. Une erreur ? Écrivez-nous.








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