texte cosigné par Jacques Lecomte, Le Monde, 16 août 2019
Un effondrement est possible, mais il n’est pas certain. La panique entretenue par la collapsologie paralyse autant que les certitudes des climatosceptiques, affirment les six signataires : seule une mobilisation concertée des citoyens, des pouvoirs publics et des entreprises peut changer la donne.
En bref
- Les auteurs rappellent des crises environnementales surmontées : la déforestation évitée au Japon au XVIIe siècle, le trou de la couche d’ozone stoppé, le Rhin dépollué de la source à l’embouchure.
- Ces succès reposent sur une « trilogie de la gouvernance » : militants d’ONG, responsables publics et industriels qui mettent leurs moyens au service de l’intérêt général.
- Face au dérèglement climatique, ils écartent la communication catastrophiste et appellent à agir maintenant, avec lucidité sur les risques et confiance dans la résilience de l’humain et du vivant.
Les trois arguments du texte cosigné
Rien n’est inéluctable
Il n’y a sans doute pas un effondrement mais des effondrements partiels, dont l’accumulation serait grave. Or l’histoire montre des sociétés qui, conscientes d’un danger, ont corrigé leurs erreurs : la couche d’ozone devrait être rétablie vers 2060 si la vigilance reste de mise.
La peur informe, mais elle démobilise
Selon les recherches en sciences sociales citées, le discours catastrophiste augmente la prise de conscience mais diminue en général l’engagement. Les auteurs citent le climatologue Michael Mann : s’il est trop tard, plus rien ne justifie de réduire nos émissions.
Financer la transition et miser sur les liens
Aux décideurs : orienter fermement normes et finance vers une économie bas carbone et accompagner une transition sociale difficile. Aux citoyens : faire connaître les expériences de terrain et les travaux montrant qu’une vie tournée vers les relations rend plus heureux qu’une vie matérialiste.
« Certes, un effondrement est possible ; mais, non, il n’est pas certain. »Geneviève Ancel, Isabelle Delannoy, Gaël Giraud, Alain Grandjean, Jean Jouzel et Jacques Lecomte, Le Monde, 16 août 2019
Pourquoi ce débat nous intéresse
Ce texte cosigné résume une ligne qu’APALA défend depuis longtemps : prendre au sérieux les risques écologiques sans céder au fatalisme, et regarder ce qui a déjà marché pour s’en inspirer. Il rejoint notre travail sur la manière de penser les crises, loin des simplismes comme du catastrophisme, et notre lecture critique des scénarios d’effondrement.
Questions pour le débat
- Peut-on alerter sur l’urgence climatique sans décourager l’action ?
- Les succès de la couche d’ozone et du Rhin sont-ils transposables au climat, problème bien plus vaste ?
- Qui doit prendre la tête de la « trilogie de la gouvernance » : citoyens, États ou entreprises ?
Pour aller plus loin sur apala.fr
Résumé rédigé par Claude, une intelligence artificielle, pour APALA, à partir du texte cosigné publié dans Le Monde le 16 août 2019. Les positions exprimées sont celles de ses signataires. Une erreur ? Écrivez-nous.








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