Ni panique ni déni : contre la fatalité de l’effondrement

par Jacques Lecomte | 16 Août 2019 | Nos experts dans les médias, Effondrement, Climat

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Points clés

  • La thèse : un effondrement est possible mais pas certain ; la panique paralyse autant que le déni.
  • Des précédents : la couche d’ozone et le Rhin montrent que des crises environnementales peuvent être surmontées.
  • La méthode : une « trilogie de la gouvernance » associant ONG, pouvoirs publics et industriels.
  • L’appel : financer la transition bas carbone et miser sur les liens humains plutôt que sur la peur.

🌍 L’effondrement est-il inévitable ?

Dans Le Monde, Jacques Lecomte, docteur en psychologie et membre du comité d’experts d’APALA, cosigne avec Geneviève Ancel, Isabelle Delannoy, Gaël Giraud, Alain Grandjean et Jean Jouzel un texte qui refuse la fatalité.

🔎 Leur thèse
Un effondrement est possible, mais pas certain. La panique entretenue par la collapsologie paralyse autant que les certitudes des climatosceptiques.

🧭 Trois arguments
1. Rien n’est inéluctable : la couche d’ozone et le Rhin montrent que des crises environnementales peuvent être surmontées.
2. La peur informe mais démobilise : le discours catastrophiste augmente la prise de conscience, mais diminue en général l’engagement.
3. Il faut agir à tous les niveaux : financer la transition bas carbone, accompagner une transition sociale difficile, faire connaître ce qui marche.

💬 Pourquoi on le partage
Prendre au sérieux les risques écologiques sans céder au fatalisme : c’est une ligne qu’APALA défend depuis longtemps.

👉 Notre résumé structuré et le lien vers le texte original :

L’effondrement est-il inévitable ? 🌍

Dans Le Monde, Jacques Lecomte, membre de notre comité d’experts, et cinq cosignataires dont le climatologue Jean Jouzel répondent non : la panique paralyse, mais l’action concertée des citoyens, des États et des entreprises peut réussir.

Notre résumé en trois arguments, avec le lien vers le texte original 👇

L’effondrement est-il inévitable ? 🌍

Jacques Lecomte, membre du comité d’experts d’APALA, cosigne dans Le Monde un texte avec Jean Jouzel, Gaël Giraud et trois autres chercheurs.

Leurs trois arguments :
1️⃣ Rien n’est inéluctable : l’ozone et le Rhin le montrent
2️⃣ La peur informe, mais elle démobilise
3️⃣ Citoyens, États et entreprises doivent agir ensemble

Résumé complet et lien vers le texte : lien en bio.

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texte cosigné par Jacques Lecomte, Le Monde, 16 août 2019

Un effondrement est possible, mais il n’est pas certain. La panique entretenue par la collapsologie paralyse autant que les certitudes des climatosceptiques, affirment les six signataires : seule une mobilisation concertée des citoyens, des pouvoirs publics et des entreprises peut changer la donne.

En bref

  • Les auteurs rappellent des crises environnementales surmontées : la déforestation évitée au Japon au XVIIe siècle, le trou de la couche d’ozone stoppé, le Rhin dépollué de la source à l’embouchure.
  • Ces succès reposent sur une « trilogie de la gouvernance » : militants d’ONG, responsables publics et industriels qui mettent leurs moyens au service de l’intérêt général.
  • Face au dérèglement climatique, ils écartent la communication catastrophiste et appellent à agir maintenant, avec lucidité sur les risques et confiance dans la résilience de l’humain et du vivant.

Les trois arguments du texte cosigné

1. L’histoire

Rien n’est inéluctable

Il n’y a sans doute pas un effondrement mais des effondrements partiels, dont l’accumulation serait grave. Or l’histoire montre des sociétés qui, conscientes d’un danger, ont corrigé leurs erreurs : la couche d’ozone devrait être rétablie vers 2060 si la vigilance reste de mise.

2. La communication

La peur informe, mais elle démobilise

Selon les recherches en sciences sociales citées, le discours catastrophiste augmente la prise de conscience mais diminue en général l’engagement. Les auteurs citent le climatologue Michael Mann : s’il est trop tard, plus rien ne justifie de réduire nos émissions.

3. L’action

Financer la transition et miser sur les liens

Aux décideurs : orienter fermement normes et finance vers une économie bas carbone et accompagner une transition sociale difficile. Aux citoyens : faire connaître les expériences de terrain et les travaux montrant qu’une vie tournée vers les relations rend plus heureux qu’une vie matérialiste.

« Certes, un effondrement est possible ; mais, non, il n’est pas certain. »Geneviève Ancel, Isabelle Delannoy, Gaël Giraud, Alain Grandjean, Jean Jouzel et Jacques Lecomte, Le Monde, 16 août 2019

Pourquoi ce débat nous intéresse

Ce texte cosigné résume une ligne qu’APALA défend depuis longtemps : prendre au sérieux les risques écologiques sans céder au fatalisme, et regarder ce qui a déjà marché pour s’en inspirer. Il rejoint notre travail sur la manière de penser les crises, loin des simplismes comme du catastrophisme, et notre lecture critique des scénarios d’effondrement.

Questions pour le débat

  1. Peut-on alerter sur l’urgence climatique sans décourager l’action ?
  2. Les succès de la couche d’ozone et du Rhin sont-ils transposables au climat, problème bien plus vaste ?
  3. Qui doit prendre la tête de la « trilogie de la gouvernance » : citoyens, États ou entreprises ?

Pour aller plus loin sur apala.fr

Résumé rédigé par Claude, une intelligence artificielle, pour APALA, à partir du texte cosigné publié dans Le Monde le 16 août 2019. Les positions exprimées sont celles de ses signataires. Une erreur ? Écrivez-nous.

Lire le texte sur Le Monde ↗

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