entretien avec Jacques Lecomte, RTBF, 4 octobre 2023
Contester les théories de l’effondrement, ce n’est pas nier les problèmes environnementaux : un discours du « trop tard » décourage l’action, alors que des solutions existent et ont déjà fait leurs preuves. L’auteur de Rien n’est joué s’en explique dans cet entretien.
En bref
- Être sceptique face au catastrophisme ne veut pas dire être climatosceptique : c’est parce que l’état de l’environnement le préoccupe qu’il s’intéresse aux solutions.
- Il reproche au discours de l’effondrement une triple irresponsabilité : psychologique, environnementale et politique.
- Il invite à regarder aussi ce qui va mieux, à vérifier les sources et à s’inspirer des réussites, qui associent services publics, société civile, industriels et scientifiques.
Les trois idées de l’entretien
L’éco-anxiété mérite des informations vraies
L’inquiétude se comprend quand elle repose sur des faits. Mais « l’effondrisme » va au-delà des rapports du GIEC, jugés trop prudents, et en reprend les données de façon déformée.
Dire aussi ce qui s’améliore
Les médias surgénéralisent parfois des études locales ou sortent des phrases de leur contexte. Certaines populations d’insectes déclinent, d’autres progressent ; la couche d’ozone, le Rhin, les hérons, les faucons pèlerins ou les tortues marines montrent des améliorations dont on parle trop peu.
Le « carré gagnant » des réussites
Les succès environnementaux réunissent quatre acteurs autour d’une même table : services publics, associations, industriels et scientifiques. Comprendre pourquoi une situation s’est améliorée permet de multiplier les expériences positives.
« C’est précisément parce que l’état de notre environnement me préoccupe fortement que je m’intéresse aux solutions déjà existantes »Jacques Lecomte, entretien sur la RTBF, 4 octobre 2023
Pourquoi ce débat nous intéresse
APALA cherche à penser les crises écologiques avec lucidité, sans simplisme ni catastrophisme. Cet entretien pose une distinction utile : on peut prendre très au sérieux le climat et la biodiversité tout en contestant les récits d’effondrement certain. Il rejoint notre lecture critique des scénarios d’effondrement et notre intérêt pour ce qui marche déjà.
Questions pour le débat
- Comment parler de l’urgence climatique sans nourrir le sentiment qu’il est trop tard ?
- Les bonnes nouvelles environnementales sont-elles assez relayées, ou risquent-elles de faire baisser la garde ?
- Comment vérifier soi-même une information alarmante avant de la partager ?
Pour aller plus loin sur apala.fr
Résumé rédigé par Claude, une intelligence artificielle, pour APALA, à partir de l’entretien publié sur le site de la RTBF le 4 octobre 2023. Les positions exprimées sont celles de la personne interrogée. Une erreur ? Écrivez-nous.








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