« Agribashing » : l’ascension éclair d’un mot

par Eddy Fougier | 7 Déc 2019 | Nos experts dans les médias, Alimentation

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Points clés

  • Une ascension éclair : environ 1350 articles fin novembre 2019, dont 945 en trois mois.
  • Pas seulement une campagne syndicale : avant fin 2018, le mot ne prenait pas.
  • Trois raisons : la popularité des agriculteurs, la crédibilité de leur détresse, un récit des « petits » contre le « système ».
  • Un contexte porteur : la crise des « gilets jaunes » et le film Au nom de la terre.

🚜 Comment un mot s’impose-t-il dans le débat public ?

Dans Le HuffPost, Eddy Fougier, politologue, auteur de Malaise à la ferme et membre du comité d’experts d’APALA, retrace l’ascension éclair du terme « agribashing ».

📈 Les chiffres
Fin novembre 2019, quelque 1350 articles de presse l’avaient employé, dont 945 en seulement trois mois. Entre 2015 et octobre 2018, il n’apparaissait que dans 36 articles.

🧭 Trois raisons de ce succès
1. La popularité des agriculteurs : une indignation touche le public quand ceux qui la portent sont appréciés.
2. La crédibilité de leur détresse : revenus faibles, crises des filières, surendettement.
3. Un récit porteur : les « petits » face à un « système », dans le contexte des « gilets jaunes » et du film Au nom de la terre.

💬 Pourquoi on le partage
Les mots structurent les débats sur l’agriculture et l’alimentation. Les comprendre aide à dialoguer avec le monde agricole, sans nier ni sa détresse ni la légitimité des critiques.

👉 Notre résumé structuré et le lien vers l’article original :

Comment un mot s’impose-t-il dans le débat public ? 🚜

Dans Le HuffPost, Eddy Fougier, membre de notre comité d’experts, explique l’ascension éclair du terme « agribashing » à l’automne 2019 : popularité des agriculteurs, crédibilité de leur détresse, récit des « petits » contre le « système ».

Notre résumé, avec le lien vers l’article original 👇

Comment un mot s’impose-t-il dans le débat public ? 🚜

Eddy Fougier, politologue et membre du comité d’experts d’APALA, explique dans Le HuffPost l’ascension éclair du terme « agribashing ».

Trois raisons :
1️⃣ La popularité des agriculteurs
2️⃣ La crédibilité de leur détresse
3️⃣ Le récit des « petits » contre le « système »

Résumé complet et lien vers l’article : lien en bio.

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par Eddy Fougier, Le HuffPost, 7 décembre 2019

À l’automne 2019, le mot « agribashing » s’impose en quelques semaines. Son succès tient moins à la stratégie d’un syndicat ou à la mode de l’indignation qu’à la popularité des agriculteurs, à la crédibilité de leur détresse et à un récit opposant les « petits » à un « système ».

En bref

  • Fin novembre 2019, quelque 1350 articles de presse française avaient mentionné le terme, dont 945 publiés en seulement trois mois.
  • Entre 2015 et octobre 2018, le mot n’apparaissait que dans 36 articles : la campagne syndicale seule ne suffisait pas à l’imposer.
  • Le « foodbashing », dénoncé à la même époque par les industriels de l’alimentation, n’a, lui, presque pas pris.

Les trois raisons avancées par l’auteur

1. La popularité

Des plaignants que l’on écoute

Une indignation morale touche le public si ceux qui la portent sont populaires. C’est le cas des agriculteurs, qui bénéficient d’un fort capital de sympathie.

2. La crédibilité

Une détresse jugée authentique

Revenus faibles, crises des filières, surendettement, détresse pouvant mener au suicide : les difficultés du monde agricole rendent sa plainte crédible aux yeux des médias et de l’opinion.

3. Le récit et le contexte

Les « petits » contre le « système »

Le terme colle au récit dominant des « petits » victimes de « gros » et du mépris social. Il s’est imposé pendant la crise des « gilets jaunes », puis avec le succès du film Au nom de la terre.

« Les postures d’indignation morale captent l’attention des médias et peuvent toucher le grand public si celles et ceux qui les véhiculent sont populaires aux yeux des Français. »Eddy Fougier, Le HuffPost, 7 décembre 2019

Pourquoi ce débat nous intéresse

Les mots structurent les débats sur l’agriculture et l’alimentation, sujets au cœur de nos travaux. Comprendre pourquoi « agribashing » s’est imposé aide à mieux dialoguer avec le monde agricole, sans nier ni sa détresse ni la légitimité des critiques sur les pratiques. Par transparence, l’auteur précise dans son texte avoir rédigé en 2018 un rapport sur ce thème pour une branche de la FNSEA.

Questions pour le débat

  1. Comment débattre des pratiques agricoles sans que toute critique soit perçue comme du dénigrement ?
  2. Pourquoi certaines indignations trouvent-elles un écho, et d’autres non ?
  3. Quel rôle les médias jouent-ils dans l’image des agriculteurs ?

Pour aller plus loin sur apala.fr

Résumé rédigé par Claude, une intelligence artificielle, pour APALA, à partir de l’article publié sur le site du HuffPost le 7 décembre 2019. Les positions exprimées sont celles de l’auteur. Une erreur ? Écrivez-nous.

Lire l’article sur le HuffPost ↗

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