Méfiance envers la science : quatre familles de critiques

par Eddy Fougier | 12 Juil 2019 | Nos experts dans les médias, Méthodologie

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Points clés

  • Le constat : les Français sont parmi les plus sceptiques sur les innovations et les vaccins dans les enquêtes internationales.
  • La nuance : ils ont une bonne image de la science et des chercheurs, mais doutent de certaines applications.
  • Quatre critiques : idéologique, pragmatique, individualiste et antiélitiste.
  • L’enjeu : distinguer ces critiques pour pouvoir y répondre.

🔬 Les Français détestent-ils la science ?

Dans Les Échos, Eddy Fougier, politologue et membre du comité d’experts d’APALA, part d’un constat : dans les enquêtes internationales, les Français sont parmi les plus sceptiques sur les innovations scientifiques et sur les vaccins.

🔎 Sa thèse
La réalité est plus nuancée. Les Français ont une bonne image de la science et des chercheurs, mais se méfient de certaines applications. Et cette méfiance prend quatre formes.

🧭 Quatre critiques
1. Idéologique : au nom de l’écologie, du rejet de la technique ou de l’anticapitalisme.
2. Pragmatique : chez ceux qui se disent victimes ou ont peur pour leurs proches.
3. Individualiste : la liberté de choix contre les règles sanitaires.
4. Antiélitiste : le soupçon de collusion entre science, politique et économie.

💬 Pourquoi on le partage
La confiance dans la science est une condition des transitions. Comprendre d’où viennent les doutes aide à y répondre.

👉 Notre résumé structuré et le lien vers l’article original :

Les Français détestent-ils la science ? 🔬

Dans Les Échos, Eddy Fougier, membre de notre comité d’experts, nuance l’image de Français hostiles à la science : une bonne opinion de la recherche, mais une méfiance envers certaines applications, qui prend quatre formes.

Notre résumé, avec le lien vers l’article original 👇

Les Français détestent-ils la science ? 🔬

Eddy Fougier, membre du comité d’experts d’APALA, répond dans Les Échos.

Quatre critiques à distinguer :
1️⃣ Idéologique
2️⃣ Pragmatique
3️⃣ Individualiste
4️⃣ Antiélitiste

Résumé complet et lien vers l’article : lien en bio.

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par Eddy Fougier, Les Échos, 12 juillet 2019

Les enquêtes internationales placent les Français parmi les plus sceptiques sur les innovations scientifiques et les vaccins. La réalité est plus nuancée : ils ont une bonne image de la science, mais se méfient de ses applications, et cette méfiance prend quatre formes à distinguer.

En bref

  • Dans une enquête de la Fondapol menée dans 42 pays démocratiques, les Français sont parmi les plus sceptiques sur l’effet des innovations, notamment sur l’emploi et les libertés.
  • Le Wellcome Global Monitor, mené dans plus de 140 pays, les place en tête de ceux qui voient la science comme une menace pour l’emploi local (55 %) et qui doutent de la sûreté des vaccins (33 %).
  • Pourtant, les enquêtes nationales montrent une bonne image de la science, de la recherche et des chercheurs ; les doutes portent sur les applications (vaccins, pesticides, nucléaire, OGM) et sur les intérêts économiques.

Les quatre critiques de la science, en trois arguments

1. Les convictions

Une critique idéologique

Elle s’appuie sur une vision écologiste, le rejet de la technique ou de la médecine conventionnelle, ou l’anticapitalisme : antivaccins, anti-OGM, antinucléaire. Les plus radicaux contestent le rationalisme scientifique lui-même.

2. Les expériences

Une critique pragmatique

Elle vient de personnes qui se disent victimes d’applications scientifiques ou qui ont peur pour leurs proches, que ces peurs soient fondées ou non : riverains d’installations, victimes revendiquées de médicaments ou de pesticides.

3. La défiance

Individualisme et antiélitisme

Les uns refusent les règles sanitaires au nom de leur liberté de choix, comme la « liberté vaccinale ». Les autres soupçonnent une collusion entre science, politique et économie, parfois jusqu’au complotisme.

« Autre élément à nuancer, la critique de la science et surtout de ses applications n’est pas uniquement le fait d’affreux obscurantistes climatosceptiques, platistes ou antiévolutionnistes. »Eddy Fougier, Les Échos, 12 juillet 2019

Pourquoi ce débat nous intéresse

La confiance dans la science est une condition des transitions : sans elle, les débats sur les vaccins, les pesticides, le nucléaire ou l’alimentation tournent au dialogue de sourds. Cet article aide à comprendre d’où viennent les doutes, plutôt que de les réduire à de l’obscurantisme. Distinguer ces quatre critiques, c’est se donner les moyens d’y répondre chacune à sa façon.

Questions pour le débat

  1. Comment répondre à une inquiétude fondée sur une expérience personnelle, sans la balayer ni lui céder ?
  2. La méfiance envers les applications de la science vient-elle d’un manque d’information, ou d’un manque de confiance dans les institutions ?
  3. Comment distinguer une critique légitime d’une application scientifique d’un rejet de la science elle-même ?

Pour aller plus loin sur apala.fr

Résumé rédigé par Claude, une intelligence artificielle, pour APALA, à partir de l’article publié dans Les Échos le 12 juillet 2019. Les positions exprimées sont celles de l’auteur. Une erreur ? Écrivez-nous.

Lire l’article sur Les Échos ↗

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