par Thomas Lepeltier, Causeur, 5 décembre 2025
L’agriculture biologique n’interdit pas les pesticides, seulement les pesticides de synthèse. Le refus par l’Anses de renouveler une grande partie des fongicides à base de cuivre le montre : il faut juger chaque produit à ses effets, pas à son origine.
En bref
- Les fongicides à base de cuivre sont un pilier de la protection des cultures bio, en particulier en viticulture, contre le mildiou.
- En juillet 2025, l’Anses a refusé de renouveler l’autorisation d’une grande partie de ces produits, qui s’accumulent dans les sols et présentent une toxicité préoccupante ; ils ne pourront plus être utilisés début 2027.
- L’auteur reconnaît les difficultés économiques qui s’annoncent pour la filière, mais y voit la fin d’une illusion : celle d’une agriculture saine par essence.
Les trois arguments de la chronique
Une frontière arbitraire
Rien ne permet d’affirmer qu’un pesticide de synthèse est, en tant que tel, plus nocif qu’un produit d’origine minérale, végétale ou animale. Le bio repose sur l’idée que le naturel serait forcément plus sûr.
Le bio aussi passe l’évaluation sanitaire
Puisqu’il utilise des pesticides, le bio n’échappe pas aux évaluations. Celle du cuivre aboutit à un retrait qui menace les rendements des viticulteurs bio et révèle la vulnérabilité de toute la filière.
Juger au cas par cas
Pour la santé comme pour l’environnement, il faut cesser d’opposer naturel et synthétique et évaluer chaque produit pour lui-même, quelle que soit son origine.
« Chaque produit doit être évalué au cas par cas, qu’il soit d’un type ou de l’autre. »Thomas Lepeltier, Causeur, 5 décembre 2025
Pourquoi ce débat nous intéresse
Le débat sur l’alimentation est souvent pris dans l’opposition entre « naturel » et « artificiel », que nous avons déjà discutée à propos des produits végétaux transformés. Cette chronique rappelle un principe utile : juger un produit à ses effets mesurés plutôt qu’à son origine. Elle invite aussi à regarder les difficultés concrètes des agriculteurs bio, et pas seulement l’étiquette.
Questions pour le débat
- Le caractère naturel d’un produit est-il un indice de son innocuité ?
- Comment accompagner les viticulteurs bio privés de cuivre ?
- Le label bio doit-il évoluer vers une évaluation produit par produit ?
Pour aller plus loin sur apala.fr
Résumé rédigé par Claude, une intelligence artificielle, pour APALA, à partir de l’article publié dans Causeur le 5 décembre 2025. Les positions exprimées sont celles de l’auteur. Une erreur ? Écrivez-nous.








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