L’homme est-il un loup pour l’homme ? Ce que la science répond

par Jacques Lecomte | 24 Déc 2023 | Nos experts dans les médias, Éthique, Effondrement

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Points clés

  • Une croyance, pas un savoir : « l’homme est un loup pour l’homme » vient d’une pièce de Plaute, pas d’une étude.
  • Ce que montre la science : une prédisposition à l’entraide, visible dès 14 mois chez une majorité de bébés.
  • Une disposition à cultiver : éducation, culture et choix personnels font grandir ou limitent la bonté.
  • Un effet de contagion : la réciprocité et les récits de bonté peuvent faire basculer une société vers plus de coopération.

🤝 L’homme est-il vraiment un loup pour l’homme ?

Dans Paris Match Belgique, Jacques Lecomte, docteur en psychologie et membre du comité d’experts d’APALA, répond que cette idée relève de la croyance, pas de la science.

🔎 Sa thèse
Les recherches des trente dernières années décrivent une espèce prédisposée à l’altruisme et à la coopération. Cette disposition n’est pas une garantie : elle se cultive.

🧭 Trois idées
1. La science a changé de regard : dès 14 mois, une majorité de bébés aident spontanément un inconnu en difficulté.
2. La bonté résiste même au pire : face aux catastrophes, les victimes s’entraident plutôt qu’elles ne paniquent.
3. La bonté se pollinise : un geste généreux en appelle d’autres, et les récits de bonté donnent envie d’agir.

💬 Pourquoi on le partage
Les transitions reposent sur la coopération. Croire que chacun ne pense qu’à soi conduit à des politiques de méfiance ; miser sur la confiance, sans naïveté, ouvre d’autres possibles.

👉 Notre résumé structuré et le lien vers l’entretien original :

L’homme est-il vraiment un loup pour l’homme ? 🤝

Dans Paris Match Belgique, Jacques Lecomte, membre de notre comité d’experts, explique que la science décrit au contraire une espèce prédisposée à la coopération, et que la bonté se cultive.

Notre résumé en trois idées, avec le lien vers l’entretien original 👇

L’homme est-il vraiment un loup pour l’homme ? 🤝

Jacques Lecomte, membre du comité d’experts d’APALA, répond dans Paris Match Belgique.

Ses trois idées :
1️⃣ La science décrit une espèce prédisposée à l’entraide
2️⃣ La bonté résiste même dans les pires moments
3️⃣ La bonté se pollinise : un geste en appelle d’autres

Résumé complet et lien vers l’entretien : lien en bio.

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entretien avec Jacques Lecomte, Paris Match Belgique, 24 décembre 2023

L’idée d’un être humain fondamentalement égoïste et violent relève de la croyance, pas de la science. Les recherches des trente dernières années décrivent une espèce prédisposée à l’entraide, à condition de cultiver cette disposition.

En bref

  • « L’homme est un loup pour l’homme » n’est pas un résultat scientifique, mais la réplique d’un personnage du dramaturge Plaute ; Hobbes, Freud ou Lorenz ont surtout exprimé des opinions.
  • Cette vision pessimiste a des effets : elle dévalorise la coopération, fait passer le cynisme pour du réalisme et produit des prophéties autoréalisatrices.
  • La bonté n’est pas garantie, elle est un terreau : l’éducation, la culture et nos choix la font grandir ou la limitent.

Les trois idées de l’entretien

1. Les sciences

Une prédisposition démontrée

Neurobiologie, psychologie, anthropologie convergent : des chercheurs de l’Institut Max Planck observent des gestes d’aide spontanés chez une majorité de bébés dès 14 mois, et les zones cérébrales de la récompense répondent à la coopération, pas à la compétition.

2. L’histoire

La bonté résiste même au pire

Dans les vraies catastrophes, les victimes s’entraident plutôt qu’elles ne paniquent. Pendant la Seconde Guerre mondiale, selon une enquête citée, 96 % des personnes sollicitées pour aider des Juifs ont accepté.

3. La société

La bonté se pollinise

La réciprocité est une règle morale universelle : recevoir un geste généreux pousse à le rendre. Les récits de bonté nous élèvent et donnent envie d’agir ; chacun peut ainsi contribuer à faire basculer la société vers plus de coopération.

« tous, dans notre quotidien, nous pouvons être des pollinisateurs de bonté »Jacques Lecomte, entretien dans Paris Match Belgique, 24 décembre 2023

Pourquoi ce débat nous intéresse

Les transitions écologiques et sociales reposent sur la coopération : entre citoyens, entre acteurs publics et privés, entre générations. Si l’on croit que chacun ne pense qu’à soi, on conçoit des politiques de contrainte et de méfiance. Cet entretien, appuyé sur la recherche, invite à miser davantage sur la confiance, sans naïveté sur la violence ni sur les injustices.

Questions pour le débat

  1. Notre vision pessimiste de la nature humaine influence-t-elle nos choix politiques, par exemple face à l’urgence écologique ?
  2. Comment l’école, l’entreprise ou les associations peuvent-elles cultiver la coopération plutôt que la compétition ?
  3. Les médias devraient-ils faire plus de place aux histoires de bonté, au risque de paraître naïfs ?

Pour aller plus loin sur apala.fr

Résumé rédigé par Claude, une intelligence artificielle, pour APALA, à partir de l’entretien publié dans Paris Match Belgique le 24 décembre 2023. Les positions exprimées sont celles de la personne interrogée. Une erreur ? Écrivez-nous.

Lire l’entretien sur Paris Match ↗

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