Panique, pillages, chacun pour soi : les mythes des catastrophes démontés

par Jacques Lecomte | 16 Mar 2011 | Nos experts dans les médias, Effondrement, Éthique

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Points clés

  • Trois mythes : la panique générale, la montée de l’égoïsme et du crime, l’impuissance des victimes face aux catastrophes.
  • L’exemple de Katrina : les récits de violences diffusés en 2005 se sont révélés faux ; les enquêteurs ont surtout observé altruisme et solidarité.
  • Peur n’est pas panique : fuir un danger est une réaction adaptée ; la vraie panique est rare, brève et peu contagieuse.
  • La conclusion : les citoyens ordinaires sont responsables et altruistes, et les secours peuvent s’appuyer sur eux.

🌊 Face à une catastrophe, les gens paniquent-ils vraiment ?

Dans Libération, Jacques Lecomte, docteur en psychologie et membre du comité d’experts d’APALA, répond à une idée reçue tenace. Quand les médias saluent le calme des Japonais face à la catastrophe, il rappelle que ce comportement n’a rien d’exceptionnel.

🔎 Sa thèse
Les recherches sur les réactions humaines aux catastrophes montrent que trois croyances sont des mythes : la panique générale, la montée de l’égoïsme et du crime, l’impuissance des victimes.

🧭 Trois arguments
1. Katrina, 2005 : les récits de violences à La Nouvelle-Orléans se sont révélés faux ; les enquêteurs ont surtout observé altruisme et solidarité.
2. Avoir peur n’est pas paniquer : fuir un danger est une réaction adaptée ; la vraie panique est rare, brève et peu contagieuse.
3. Prendre de l’eau ou de la nourriture n’est pas piller : une identité collective se forme entre victimes, et beaucoup risquent leur vie pour des inconnus.

💬 Pourquoi on le partage
La façon dont on imagine les crises oriente la manière dont on s’y prépare. Les transitions ont besoin de confiance dans la capacité des gens à coopérer.

👉 Notre résumé structuré et le lien vers l’article original :

Face à une catastrophe, les gens paniquent-ils vraiment ? 🌊

Dans Libération, Jacques Lecomte, membre de notre comité d’experts, démonte trois mythes : la panique générale, le chacun pour soi et l’impuissance des victimes. Les recherches montrent au contraire lucidité et entraide.

Notre résumé en trois arguments, avec le lien vers l’article original 👇

Face à une catastrophe, les gens paniquent-ils vraiment ? 🌊

Jacques Lecomte, docteur en psychologie et membre du comité d’experts d’APALA, démonte dans Libération trois mythes tenaces.

Ce que montrent les recherches :
1️⃣ La panique est rare, brève et peu contagieuse
2️⃣ Les récits de pillages sont souvent faux
3️⃣ Les victimes s’entraident, même entre inconnus

Résumé complet et lien vers l’article : lien en bio.

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par Jacques Lecomte, Libération, 16 mars 2011

Les médias ont salué le calme des Japonais face à la catastrophe. Ce comportement n’a pourtant rien d’exceptionnel : partout, les recherches montrent que les victimes de catastrophes restent lucides, s’entraident et prennent des risques pour sauver des inconnus.

En bref

  • Trois croyances dominent nos représentations des catastrophes : la panique générale, la montée des comportements égoïstes ou criminels, et l’impuissance des victimes en attendant les secours.
  • Pour les chercheurs qui étudient les réactions humaines face aux catastrophes, ce sont des mythes, souvent nourris par des récits médiatiques de seconde main.
  • La leçon à en tirer : les citoyens ordinaires sont des êtres responsables et altruistes, sur lesquels les services de secours peuvent s’appuyer.

Les trois arguments de l’article

1. L’exemple

Katrina, une « zone de guerre » qui n’en était pas une

En 2005, à La Nouvelle-Orléans, médias et autorités décrivent crimes, viols et pillages ; plus de 72 000 militaires sont déployés. Ces récits se révèlent faux : sur place, les enquêteurs du Disaster Research Center de l’université du Delaware observent surtout altruisme et solidarité.

2. La psychologie

Avoir peur n’est pas paniquer

La peur et la fuite sont des réactions adaptées au danger ; la panique, c’est la peur plus la perte du contrôle de soi. Elle reste rare, brève et peu contagieuse : sur plus de 700 cas étudiés, le cofondateur de ce centre peine à en citer quelques manifestations.

3. La solidarité

Prendre l’essentiel n’est pas piller

Les chercheurs distinguent le pillage de l’appropriation de biens de première nécessité (eau, nourriture, couvertures), qui domine en réalité. Une identité collective se forme entre victimes, et beaucoup risquent leur vie pour des inconnus.

« les citoyens ordinaires sont des êtres responsables et altruistes sur lesquels peuvent s’appuyer les services officiels de secours. »Jacques Lecomte, Libération, 16 mars 2011

Pourquoi ce débat nous intéresse

La façon dont on imagine les crises oriente les politiques qu’on prépare pour y faire face : si l’on croit que la population va paniquer, on la tient à l’écart ; si l’on sait qu’elle s’entraide, on peut s’appuyer sur elle. Ce texte rejoint une conviction d’APALA : le catastrophisme et les clichés sur la nature humaine ne sont pas de bons guides pour agir, et les transitions ont besoin de confiance dans la capacité des gens à coopérer.

Questions pour le débat

  1. Pourquoi les récits de panique et de pillage s’imposent-ils si vite, alors que les enquêtes les démentent ?
  2. Comment les secours et les pouvoirs publics peuvent-ils mieux s’appuyer sur l’entraide spontanée des habitants ?
  3. Ces constats valent-ils aussi pour les crises lentes, comme le changement climatique ?

Pour aller plus loin sur apala.fr

Résumé rédigé par Claude, une intelligence artificielle, pour APALA, à partir de l’article publié dans Libération le 16 mars 2011. Les positions exprimées sont celles de l’auteur. Une erreur ? Écrivez-nous.

Lire l’article sur Libération ↗

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