Ni effondrement ni dictature verte : plus de démocratie face au climat

par Antoine Buéno | 9 Déc 2023 | Nos experts dans les médias, Climat, Effondrement

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Points clés

  • Le diagnostic : grâce aux efforts depuis l’Accord de Paris, la trajectoire est passée d’environ 4 °C à 2,5 à 2,9 °C ; c’est encore trop.
  • Le retard : la transition énergétique avance, l’agriculture et l’industrie beaucoup moins ; les investissements sont à la moitié du nécessaire.
  • Le risque : un échec climatique favoriserait des régimes autoritaires chargés d’organiser la pénurie.
  • La proposition : faire de l’écologie un enjeu de démocratie directe (conventions citoyennes, référendum à choix multiples).

🗳️ Faut-il une dictature verte pour sauver le climat ? Non, répond Antoine Buéno : il faut plus de démocratie.

Dans un entretien à Paris Match Belgique, Antoine Buéno, membre du comité d’experts d’APALA, dresse un bilan nuancé de la transition.

🔎 Son diagnostic
La transition est engagée, mais moitié trop lentement. Depuis l’Accord de Paris, la trajectoire est passée d’environ 4 °C à 2,5 à 2,9 °C en 2100 : un progrès réel, mais insuffisant.

🧭 Trois idées
1. Ni catastrophisme ni déni : il y a de bonnes raisons d’espérer, à condition d’accélérer.
2. Si la transition échoue, le réchauffement pourrait faire naître des régimes autoritaires chargés d’organiser la pénurie : lutter contre le réchauffement, c’est aussi sauver nos libertés.
3. Le verrou est démocratique : il propose de confier les grands choix à des conventions citoyennes, puis à un référendum à choix multiples.

💬 Pourquoi on le partage
Entre défaitisme et « tout va bien », APALA cherche une parole juste sur l’état de la transition. La place des citoyens dans les choix de long terme mérite d’être débattue.

👉 Notre résumé structuré et le lien vers l’entretien original :

Faut-il une dictature verte pour sauver le climat ? 🗳️

Non, répond Antoine Buéno, membre de notre comité d’experts, dans Paris Match Belgique : la transition avance mais trop lentement, et son échec menacerait nos libertés. Sa solution : plus de démocratie directe.

Notre résumé, avec le lien vers l’entretien original 👇

Faut-il une dictature verte pour sauver le climat ? 🗳️

Antoine Buéno, membre du comité d’experts d’APALA, répond non dans Paris Match Belgique.

Ses trois idées :
1️⃣ La transition avance, mais moitié trop lentement
2️⃣ L’échec climatique menacerait nos libertés
3️⃣ La solution : plus de démocratie directe

Résumé complet et lien vers l’entretien : lien en bio.

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entretien avec Antoine Buéno, Paris Match Belgique, 9 décembre 2023

La transition avance, mais moitié trop lentement. Si elle échoue, le réchauffement pourrait faire naître des régimes autoritaires chargés d’organiser la pénurie. Le remède n’est pas une « dictature verte », mais plus de démocratie : faire de l’écologie un enjeu de démocratie directe.

En bref

  • Ni catastrophisme ni déni : selon l’auteur, les efforts engagés depuis l’Accord de Paris ont fait passer la trajectoire de réchauffement d’environ 4 °C à 2,5 à 2,9 °C en 2100. C’est insuffisant, mais c’est un progrès réel.
  • La transition énergétique est en marche ; l’agriculture et l’industrie, en revanche, sont très en retard, et les investissements restent à la moitié de ce qu’il faudrait.
  • Le principal verrou est démocratique : le cycle électoral favorise le court terme, et ceux qui subiront le plus la crise (pays tropicaux, générations futures) ne votent pas.

Les trois idées de l’entretien

1. Le diagnostic

Une transition engagée, mais trop lente

Pour respecter 1,5 °C, il faudrait d’ici à 2030 environ 4 000 milliards d’investissements cumulés, contre 2 000 milliards aujourd’hui. Verre à moitié vide ou à moitié plein : la moitié du chemin a été faite en peu de temps.

2. Le risque

L’échec climatique menace nos libertés

Un monde trop chaud, avec ses pénuries et ses migrations, pousserait vers des gouvernements autoritaires réclamés par les peuples eux-mêmes. Lutter contre le réchauffement, c’est donc aussi défendre la démocratie.

3. La solution

Sortir l’écologie de la politique ordinaire

S’inspirant de la Convention citoyenne pour le climat, l’auteur propose de confier les grands choix à des citoyens tirés au sort, puis de les faire valider par un référendum à choix multiples.

« Dès lors que l’on comprend que notre démocratie est menacée par la crise environnementale, lutter contre le réchauffement, c’est aussi sauver nos libertés. »Antoine Buéno, Paris Match Belgique, 9 décembre 2023

Pourquoi ce débat nous intéresse

Entre le défaitisme et le « tout va bien », APALA cherche une parole juste sur l’état de la transition. Cet entretien tient les deux bouts : il prend au sérieux le risque climatique tout en refusant l’alternative « effondrement ou décroissance ». Sa proposition démocratique, ambitieuse, mérite d’être discutée : elle pose la question de la place des citoyens dans des choix qui engagent le long terme.

Questions pour le débat

  1. Le discours catastrophiste mobilise-t-il ou décourage-t-il l’action ?
  2. Des conventions citoyennes suivies d’un référendum rendraient-elles la transition plus légitime, ou plus lente ?
  3. Comment représenter dans nos décisions ceux qui ne votent pas : générations futures, pays les plus exposés, écosystèmes ?

Pour aller plus loin sur apala.fr

Résumé rédigé par Claude, une intelligence artificielle, pour APALA, à partir de l’entretien publié dans Paris Match Belgique le 9 décembre 2023. Les positions exprimées sont celles de la personne interrogée. Une erreur ? Écrivez-nous.

Lire l’entretien sur Paris Match Belgique ↗

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