Sommes-nous entrés dans une sixième extinction ? Les raisons d’en douter

par Thomas Lepeltier | 1 Août 2025 | Nos experts dans les médias, Biodiversité, Effondrement

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Points clés

  • La définition : une grande extinction, c’est au moins 75 % des espèces disparues ; on en serait à quelques pourcents depuis 500 ans.
  • Les extinctions : en grande partie insulaires, consécutives à l’arrivée des humains.
  • Les projections : elles supposent des pressions humaines constantes, que l’auteur juge improbables.
  • Le récit : la « sixième extinction » servirait surtout un procès de la modernité.

🦕 Sommes-nous entrés dans une sixième extinction ?

Dans European Scientist, Thomas Lepeltier, directeur du think tank d’APALA, revient sur une expression devenue courante dans les médias et le débat public.

🔎 Sa thèse
L’idée d’une sixième grande extinction est fragile sur le plan empirique, et souvent mobilisée pour faire le procès de la modernité.

🧭 Trois arguments
1. Une grande extinction, c’est la disparition d’au moins 75 % des espèces ; depuis 500 ans, on en serait à quelques pourcents.
2. Prolonger les déclins actuels sur des siècles suppose des pressions humaines constantes : or les forêts européennes progressent depuis le 19e siècle.
3. La société moderne a aussi donné les moyens de comprendre et de protéger les écosystèmes.

💬 Pourquoi on le partage
La biodiversité est un thème de travail d’APALA. Ce texte invite à distinguer le constat des déclins, réel, de leur interprétation. C’est la ligne que nous défendons.

👉 Notre résumé structuré et le lien vers l’article original :

Sommes-nous entrés dans une sixième extinction ? 🦕

Dans European Scientist, Thomas Lepeltier, directeur de notre think tank, rappelle la définition scientifique d’une grande extinction et conteste les projections qui prolongent le présent sur des siècles.

Notre résumé en trois arguments, avec le lien vers l’article original 👇

Sommes-nous entrés dans une sixième extinction ? 🦕

Thomas Lepeltier, directeur du think tank d’APALA, en doute dans European Scientist.

Ses trois arguments :
1️⃣ Le seuil d’une grande extinction est encore très lointain
2️⃣ Les pressions humaines ne sont pas éternelles
3️⃣ La modernité donne aussi les moyens de protéger

Résumé complet et lien vers l’article : lien en bio.

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par Thomas Lepeltier, European Scientist, 1er août 2025

L’idée d’une sixième grande extinction s’est imposée dans le débat public. L’article la juge fragile sur le plan empirique, et surtout utilisée pour faire le procès de la modernité, alors que c’est elle qui nous donne les moyens de protéger ce qui mérite de l’être.

En bref

  • Une grande extinction, selon les spécialistes, correspond à la disparition d’au moins 75 % des espèces en un ou deux millions d’années ; depuis 500 ans, on n’en serait qu’à quelques pourcents.
  • La moitié au moins des extinctions recensées concernent des espèces insulaires, après l’arrivée des humains ; la biodiversité locale de ces îles a parfois augmenté.
  • Prolonger les déclins actuels sur des siècles suppose que les pressions humaines restent les mêmes, ce que l’auteur conteste : forêts européennes en expansion, population appelée à décliner, efforts de conservation.

Les trois arguments de l’article

1. Les données

Un seuil encore très lointain

Le parallèle avec la fin des dinosaures est prématuré : la biodiversité continentale et marine reste largement intacte, et beaucoup d’espèces disparues étaient insulaires ou peu répandues.

2. Les projections

Le présent ne se prolonge pas mécaniquement

Colonisation des îles, déforestation, expansion agricole : ces pressions ne sont pas éternelles. Les forêts européennes progressent depuis le 19e siècle grâce aux gains de productivité agricole.

3. Le récit

Un procès de la modernité

Pour l’auteur, le discours de la sixième extinction sert surtout un récit de déclin. Il oublie que la société moderne a aussi permis de mieux comprendre les écosystèmes et de créer des outils pour les préserver.

« Il est donc fort probable que les humains préserveront un noyau fonctionnel de biodiversité suffisant pour garantir le bon développement de leur civilisation. »Thomas Lepeltier, European Scientist, 1er août 2025

Pourquoi ce débat nous intéresse

La biodiversité est l’un des thèmes de travail d’APALA, et la « sixième extinction » est devenue une expression courante. Ce texte invite à revenir à la définition scientifique avant d’employer le terme, et à distinguer le constat des déclins, réel, de leur interprétation. C’est la ligne que nous défendons, notamment dans « Il n’y a pas de crise de la biodiversité ! ».

Questions pour le débat

  1. Faut-il réserver l’expression « sixième extinction » à son sens scientifique strict ?
  2. Le déclin des populations animales est-il un indicateur plus parlant que le nombre d’espèces disparues ?
  3. Que voulons-nous préserver dans la biodiversité, et pour qui ?

Pour aller plus loin sur apala.fr

Résumé rédigé par Claude, une intelligence artificielle, pour APALA, à partir de l’article publié dans European Scientist le 1er août 2025. Les positions exprimées sont celles de l’auteur. Une erreur ? Écrivez-nous.

Lire l’article sur European Scientist ↗

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