par Thomas Lepeltier, Contrepoints, 31 octobre 2024
La conquête spatiale, délirante ou indécente ? L’article répond qu’à très long terme, seule une humanité qui continue d’innover peut espérer échapper aux menaces qui pèsent sur la Terre, et que l’éloignement d’un danger n’efface pas le devoir de s’y préparer.
En bref
- Les critiques de la colonisation spatiale avancent des raisons scientifiques minces, des difficultés techniques immenses, des coûts énormes, et l’urgence de s’occuper d’abord de la Terre.
- L’auteur reconnaît que vivre durablement dans l’espace relève encore d’un futur très lointain, mais refuse d’opposer recherche spatiale et amélioration des conditions de vie.
- Il en fait une question morale : si la disparition prochaine de l’humanité est inacceptable, sa disparition lointaine ne l’est pas davantage.
Les trois arguments de l’article
Soulager aujourd’hui sans sacrifier demain
Consacrer toutes nos ressources aux besoins immédiats empêcherait d’innover, et donc de réduire la misère future. Et la recherche spatiale a des retombées imprévues, par exemple sur l’effet des radiations utile au traitement du cancer.
Une société qui ne se développe plus devient vulnérable
Sans croissance, moins de recherche : une humanité plus exposée aux aléas, incapable de se protéger d’un astéroïde, et condamnée de toute façon par la hausse de la luminosité du Soleil dans quelques centaines de millions d’années.
La distance dans le temps ne diminue pas l’obligation
Face à un astéroïde annoncé pour dans quelques années, on jugerait obligatoire de le dévier. Pourquoi ce devoir faiblirait-il quand la menace est plus lointaine ? Les moyens changent, pas le principe.
« Si l’humanité veut tenter de prolonger son aventure aussi longtemps que possible, elle doit songer à coloniser l’espace et s’en donner les moyens. »Thomas Lepeltier, Contrepoints, 31 octobre 2024
Pourquoi ce débat nous intéresse
La prospective est l’un des fils conducteurs d’APALA : penser les transitions, c’est aussi se demander à quel horizon on raisonne. Cet article prend le contre-pied d’une opinion répandue et pose une question d’éthique rarement abordée : avons-nous des devoirs envers l’humanité dans des millions d’années ? Il oblige à expliciter nos horizons de temps, et rappelle que l’innovation est notre meilleure assurance face aux menaces lointaines.
Questions pour le débat
- Jusqu’où nos devoirs envers les générations futures s’étendent-ils dans le temps ?
- La recherche spatiale détourne-t-elle des moyens des urgences terrestres, ou contribue-t-elle à les résoudre ?
- Une société sans croissance peut-elle continuer à financer la recherche fondamentale ?
Pour aller plus loin sur apala.fr
Résumé rédigé par Claude, une intelligence artificielle, pour APALA, à partir de l’article publié dans Contrepoints le 31 octobre 2024. Les positions exprimées sont celles de l’auteur. Une erreur ? Écrivez-nous.








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