Coloniser l’espace, un devoir envers l’humanité future ?

par Thomas Lepeltier | 31 Oct 2024 | Nos experts dans les médias, Éthique, Prospective

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Points clés

  • La critique : la colonisation spatiale serait coûteuse, inutile et indécente face aux urgences terrestres.
  • La réponse : ne servir que les besoins immédiats empêche d’innover, donc de réduire la misère future ; la recherche spatiale a des retombées terrestres.
  • La décroissance : une société sans croissance investit moins dans la recherche et devient plus vulnérable.
  • Le devoir moral : l’éloignement d’une menace ne réduit pas l’obligation de s’y préparer.

🚀 Faut-il coloniser l’espace ?

Dans Contrepoints, Thomas Lepeltier, directeur du think tank d’APALA, répond à ceux qui jugent la conquête spatiale délirante ou indécente face aux urgences terrestres.

🔎 Sa thèse
À très long terme, seule une humanité qui continue d’innover peut espérer échapper aux menaces qui pèsent sur la Terre. Et l’éloignement d’un danger n’efface pas le devoir de s’y préparer.

🧭 Trois arguments
1. Ne servir que les besoins immédiats empêche d’innover, donc de réduire la misère future ; la recherche spatiale a aussi des retombées sur Terre.
2. Une société sans croissance investit moins dans la recherche et devient plus vulnérable aux aléas.
3. Si l’on jugerait obligatoire de dévier un astéroïde annoncé pour dans quelques années, pourquoi ce devoir faiblirait-il quand la menace est lointaine ?

💬 Pourquoi on le partage
La prospective est au cœur d’APALA. Ce texte oblige à expliciter l’horizon de temps de nos choix, et nos devoirs envers les générations très lointaines.

👉 Notre résumé structuré et le lien vers l’article original :

Faut-il coloniser l’espace ? 🚀

Dans Contrepoints, Thomas Lepeltier, directeur de notre think tank, y voit un pari sur l’innovation et un devoir envers l’humanité future : l’éloignement d’une menace n’efface pas l’obligation de s’y préparer.

Notre résumé en trois arguments, avec le lien vers l’article original 👇

Faut-il coloniser l’espace ? 🚀

Thomas Lepeltier, directeur du think tank d’APALA, répond dans Contrepoints aux critiques de la conquête spatiale.

Ses trois arguments :
1️⃣ Innover aujourd’hui, c’est réduire la misère de demain
2️⃣ Une société sans croissance devient vulnérable
3️⃣ L’éloignement d’une menace n’efface pas le devoir de s’y préparer

Résumé complet et lien vers l’article : lien en bio.

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par Thomas Lepeltier, Contrepoints, 31 octobre 2024

La conquête spatiale, délirante ou indécente ? L’article répond qu’à très long terme, seule une humanité qui continue d’innover peut espérer échapper aux menaces qui pèsent sur la Terre, et que l’éloignement d’un danger n’efface pas le devoir de s’y préparer.

En bref

  • Les critiques de la colonisation spatiale avancent des raisons scientifiques minces, des difficultés techniques immenses, des coûts énormes, et l’urgence de s’occuper d’abord de la Terre.
  • L’auteur reconnaît que vivre durablement dans l’espace relève encore d’un futur très lointain, mais refuse d’opposer recherche spatiale et amélioration des conditions de vie.
  • Il en fait une question morale : si la disparition prochaine de l’humanité est inacceptable, sa disparition lointaine ne l’est pas davantage.

Les trois arguments de l’article

1. Le présent et l’avenir

Soulager aujourd’hui sans sacrifier demain

Consacrer toutes nos ressources aux besoins immédiats empêcherait d’innover, et donc de réduire la misère future. Et la recherche spatiale a des retombées imprévues, par exemple sur l’effet des radiations utile au traitement du cancer.

2. La décroissance

Une société qui ne se développe plus devient vulnérable

Sans croissance, moins de recherche : une humanité plus exposée aux aléas, incapable de se protéger d’un astéroïde, et condamnée de toute façon par la hausse de la luminosité du Soleil dans quelques centaines de millions d’années.

3. Le devoir moral

La distance dans le temps ne diminue pas l’obligation

Face à un astéroïde annoncé pour dans quelques années, on jugerait obligatoire de le dévier. Pourquoi ce devoir faiblirait-il quand la menace est plus lointaine ? Les moyens changent, pas le principe.

« Si l’humanité veut tenter de prolonger son aventure aussi longtemps que possible, elle doit songer à coloniser l’espace et s’en donner les moyens. »Thomas Lepeltier, Contrepoints, 31 octobre 2024

Pourquoi ce débat nous intéresse

La prospective est l’un des fils conducteurs d’APALA : penser les transitions, c’est aussi se demander à quel horizon on raisonne. Cet article prend le contre-pied d’une opinion répandue et pose une question d’éthique rarement abordée : avons-nous des devoirs envers l’humanité dans des millions d’années ? Il oblige à expliciter nos horizons de temps, et rappelle que l’innovation est notre meilleure assurance face aux menaces lointaines.

Questions pour le débat

  1. Jusqu’où nos devoirs envers les générations futures s’étendent-ils dans le temps ?
  2. La recherche spatiale détourne-t-elle des moyens des urgences terrestres, ou contribue-t-elle à les résoudre ?
  3. Une société sans croissance peut-elle continuer à financer la recherche fondamentale ?

Pour aller plus loin sur apala.fr

Résumé rédigé par Claude, une intelligence artificielle, pour APALA, à partir de l’article publié dans Contrepoints le 31 octobre 2024. Les positions exprimées sont celles de l’auteur. Une erreur ? Écrivez-nous.

Lire l’article sur Contrepoints ↗

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